A une époque, j'avais un projet un peu fou d'ouvrir un espace dédier à l'art ; un bar avec en déco sur les mûrs des tableaux, ainsi que des sculptures, pour promouvoir l'art. Mais il me
fallait un thème, que je dirige mon envie en fonction de ce que je ressentais. Étant un peu marginale et très sensibles à la cause du plus démunie, j'ai choisi l'art brut.
J'ai découvert l'art brut, En surfant sur la toile à la recherche d'images pour un début de collection, je suis tombée sur des peintures qui me touchais beaucoup, sans vraiment
savoir pourkoi. Je fais des recherches sur l'auteur de l'oeuvre.... Le temps passe....la CAF me propose une formation...une idée fleurit dans ma petite tête de rêveuse....la formation nous permet
de faire un stage en rapport à notre projet....et je rencontre un responsable (dont j'ai oublier le nom, désolée) à la mairie de Bègle, car la ville possède le musée "
Site de la Création Franche". Ma visite a pour but dans savoir un peu plus sur l'art brut et de découvrir l'histoire du
musée...je suis emballée et delà vient mon admiration pour l'art brut.
Ce qui me touche dans cet art, c'est qu'il a fallut la détermination de kelkes hommes pour faire valoir son droit d'"ART". C'est vrai koi...pourkoi faudrait-il que l'"ART" ne soit
attribuer comme telle qu'a ceux qui ont fait des études au beau-art? ... un grand débat...et l'art brut prend tout son sens....
C'est parce qu'il est simple, sans prise de tête, sans ambition, innocent, naïf, sans règle, pétillant, curieux et surprenant, que j'aime cet art, parce qu'il inspire le respect! Nos
enfants font de l'art brut.
J'aime beaucoup les oeuvres de
Guallino, c'est celui que je préfère.
"Poème d'Amour sur fond vert" 1999 Guallino
Mais Qu'est ce que L'art Brut?
Dans la préhistoire de l'art, on l'appelait l'"Art des Aliénés".
Au début du XX siècles, les malades manteaux faisaient de la peinture pour le plaisir, sans répondre aux normes qu'impose l'art de la peinture, en dehors de toute contrainte pour
rendre une peinture cohérente et structurée.
C'est
Jean Dubuffet, En 1945, qui il donna ce nom pour définir l'art non "professionnel", pratiqué par des
particuliers, des prisonniers, des malades manteaux... Son principe : peinture faite de manière spontanée, à but non thérapeutique et non représentatif de quelque manière que se soit, sans but
commercial, juste pour le plaisir de peindre, de passer le temps.
L'art brut à évolué (on dit aussi « art contemporain moderne brut »), est devenu une pratique de l'art marginal et reconnu (contrairement à ses débuts, où on ne voulait pas
donner de grandeur aux toiles faites par des personnes quelconques). Des musées se consacrent entièrement à cet art à part entière.(comme le
site de la création franche)
"Paris à la Campagne" Guallino 2006
Voici la définition donnée par le site « Collection d’ Art Brut »
Les auteurs d’Art Brut sont des marginaux réfractaires au dressage éducatif et au conditionnement culturel, retranchés dans une position d’esprit rebelle à
toute norme et à toute valeur collective. Ils ne veulent rien recevoir de la culture et ils ne veulent rien lui donner. Ils n’aspirent pas à communiquer, en tout cas pas selon les procédures
marchandes et publicitaires propres au système de diffusion de l’art. Ce sont à tous égards des refuseurs et des autistes. L’Art Brut présente des traits formels correspondants : les œuvres sont,
dans leur conception et leur technique, largement indemnes d’influences venues de la tradition ou du -contexte artistique. Elles mettent en application des matériaux, un savoir faire et des
principes de figuration inédits, inventés par leurs auteurs et étrangers au langage figuratif institué. Dans la plupart des cas, ces caractéristiques sociales et stylistiques se conjuguent et
s’amplifient par résonance : la déviance favorise la singularité d’expression et celle-ci accentue en retour l’isolement de l’auteur et son autisme, si bien
que, au fur et à mesure qu’il s’engage dans son entreprise imaginaire, le créateur se soustrait au champ d’attraction culturelle et aux normes mentales.
L’œuvre est donc envisagée par son auteur comme un support hallucinatoire ; et c’est bien de folie qu’il faut parler, pour autant qu’on exempte le terme de
ses connotations pathologiques. Le processus créatif se déclenche aussi imprévisiblement qu’un épisode psychotique, en s’articulant selon sa logique propre, comme une langue inventée. D’ailleurs,
quand les auteurs d’Art Brut s’expriment aussi par l’écriture, c’est en accommodant la grammaire et l’orthographe à leur tour d’esprit. C’est une création impulsive, souvent circonscrite dans le
temps, ou sporadique, qui n’obéit à aucune demande, qui résiste à toute sollicitation communicative, qui trouve peut-être même son ressort à contrarier l’attente d’autrui.
Michel Thévoz, tiré de "Art brut, psychose et médiumnité", Editions de la Différence, Paris, 1990, pp.34-35.
Définition de wikipédia :
Le concept d'Art brut a été inventé en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet pour qualifier les productions réalisées par des non professionnels de l'art
ou des pensionnaires d'asile psychiatrique œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues (autodidactes, psychotiques, prisonniers, personnes indemnes de culture artistique). Il entendait par
là un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarche intellectuelle. Selon lui, l'art brut doit « naître du matériau [...] se nourrir des inscriptions, des tracés instinctifs
».
Sa définition : L’art brut désigne « des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels le mimétisme,
contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en œuvre, moyens de transposition,
rythme, façons d’écritures, etc.) de leur propre fond et non des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode ». L'art brut, selon ses thuriféraires, est à distinguer de l'art populaire,
l'art naïf, les dessins d'enfants, l'art dit "singulier" et même la "neuve invention".